Kinésiologie appliqué

Qu’est-ce que la kinésiologie appliquée?

 

La kinésiologie appliquée professionnelle (KA) est une méthode D’ÉVALUATION NEUROPHYSIOLOGIQUE qui permet au professionnel de la santé certifié de bonifier ses examens de base.

La KA est un système utilisant des outils d’évaluation standard comme la posture, l’analyse de la marche, les amplitudes de mouvements, la palpation et le test musculaire.   Ces tests sont utilisés conjointement avec les méthodes d’examen comme le questionnaire, l’examen physique, les analyses de laboratoires et l’imagerie médicale afin d’arriver à un diagnostic ou impression clinique unique à chaque personne.  Ces informations guideront le professionnel dans l’application d’un traitement, adapté à votre condition.

Contrairement aux approches thérapeutiques et médicaux qui teste uniquement la force des muscles, le praticien en KA teste la force musculaire, et aussi, surtout, la RÉSISTANCE MUSCULAIRE à une pression constante de quelques secondes : C’est un test NEUO-MUSCULAIRE.  Grâce au test neuro-musculaire, le professionnel en AK va définir si le muscle est normotonique, hypotonique / inhibé, ou hypertonique.

Un muscle normotonique, avec une contraction à 50% de sa force, va résister plusieurs secondes à une pression, alors qu’un « muscle hypotonique / inhibé » ne va résister que quelques secondes.  Un muscle hypertonique est incapable de revenir à un tonus de repos normal.

Ce test est un test NEUROPHYSIOLOGIQUE, et non un test biomécanique du muscle.

kinesiologie,

LE TEST MUSCULAIRE SERT D’ÉVALUATION NEUROPHYSIOLOGIQUE FACE À UN STRESS :

PHYSIQUE

BIOCHIMIQUE

PSYCHOLOGIQUE

 

Quel est l’objectif de la kinésiologie appliquée?

 

Grâce au test neuro-musculaire, le professionnel en KA peut évaluer les interactions entre l’aspect PHYSIQUE (articulations, muscles, ligaments, os, cicatrices, etc.), l’aspect BIOCHIMIQUE (exposition chimique, alimentation, environnement, etc.) et l’aspect PSYCHOLOGIQUE (adaptation au stress au travail, à la maison, etc.) afin d’identifier les causes pouvant être à l’origine de vos souffrances.

 

Qui pratique la kinésiologie appliquée?

 

La pratique de la KA est limitée aux professionnels de la santé diplômés et membres d’un ordre professionnel. L’expression « kinésiologie appliquée professionnelle (PAK)» fait référence à la pratique de la KA enseignée et reconnue par le « International College of professional applied kinesiology (ICAK) ».1

Le ICAK est l’organisation responsable des normes de pratique, de l’évaluation et de la certification des « Diplomate of International Board of professional applied kinesiology » (DIBAK) ainsi que de l’enseignement et la promotion de la recherche en KAP partout dans le monde.  Au Canada, la plupart des professionnels ayant une approche en KAP sont des chiropraticiens, médecins et ostéopathes.

 

Comment fonctionne la kinésiologie appliquée ?

 

La kinésiologie appliquée est une méthode d’évaluation et non une méthode de traitement.  Les traitements effectués par les professionnels en AK sont les mêmes traitements effectués par leurs collègues et selon leurs expériences.

Grâce à un examen conventionnel propre à chaque discipline, associé aux tests neuro-musculaires démontrant les débalancement biomécaniques, biochimiques ou psychologiques, le professionnel sera apte à définir la cause de vos souffrances et ainsi prodiguer un traitement adapté.

Il arrive parfois que le professionnel en AK ne trouve aucun débalancement neuro-musculaire, malgré les plaintes de la personne.   On se retrouve à ce moment devant une personne qui s’est adapté à son stress / pathologie.

Devant une personne qui présente une telle adaptation, un professionnel en KA provoquera une surcharge physique, biochimique ou psychotique afin de mettre en évidence la présence du débalancement neuro-musculaire de la personne :

 

  • Un STRESS PHYSIQUE,  (Stimulations des ligaments, zones réflexes, de points d’acupuncture, diverses postures, etc.), ou,
  • Un STRESS BIOCHIMIQUE,  (Tests gustatifs, odeurs, etc.) ou,
  • Un STRESS PSYCHOLOGIQUE, (Concentre toi sur le travail, famille, etc.)

 

Une fois la cause bien définie, un traitement approprié, adapté à chaque personne, vous sera proposé.  S’il n’y a pas de complication majeure, on peut espérer une guérison en quelques traitements.

En parallèle, le professionnel en AK peut recommander des compléments alimentaires ou des exercices pour le maintien d’une bonne santé ou encore envisager une référence vers un autre professionnel : médecin, acupuncteur, psychologue, dentiste, nutritionniste, podologue, etc.).

Au Canada, le professionnel en KA peut procéder à des tests neuro-gustatifs, ex : mettre un peu de lait dans la bouche et vérifier si cela crée un débalancement neuro-musculaire.   Les tests neuro-gustatifs visent à déceler une réaction neurophysiologique positif ou négatif.  Ainsi on peut observer :

 

  • Aucun changement musculaire, Le produit ne vous crée pas de stress.
  • Une amélioration du tonus, de votre condition (stress positif).
  • Une détérioration du tonus, de votre condition (stress négatif).

 

L’évaluation de substances par la bouche est utilisée parce qu’elle est cliniquement fiable et prouvée scientifiquement. L’exposition au goût susciterait une variété de réaction dans votre corps.  Des relations entre la fonction musculaire et des déficits nutritionnels spécifiques ont été suggérées par auteurs, dont les docteurs Travell et Simons...

 

Questions et commentaires

 

« Vous forcez plus fort ! ».   Non, ce n’est pas un test de force, mais de résistance.  On a aucun avantage ou gain à forcer plus.

« Ce que vous mettez dans ma bouche, est-ce sécuritaire ? »  Oui, on utilise des vitamine, minéraux ou des substances diluer à 6X.  Une substance diluée a 6X a très peu de molécule active ce qui rend le test très sécuritaire.

« Pourquoi mes organes ou mes pensées provoquent un changement musculaire ? »  Devant un stress négatif, alimentaire ou psychologique, le corps se met en mode de défense, soit « combat » ou « fuite », donc une hypertonie ou hypotonie, localisée ou généralisée.  Cela crée un changement postural, musculaire, fréquence cardiaque, rythme respiratoires, etc.  Les détecteurs de mensonges sont basés sur ce principe.

« Est-ce que les résultats sont durables »   Après un traitement, il peut y avoir une aggravation des douleurs pendant quelques jours, c’est normal.   Par la suite cela devrait s’améliorer et durer dans le temps, tout dépendamment de vos activités, habitudes de vie, santé et vos antécédents.

 

Références

  1. Rosner, A. L. and S. C. Cuthbert (2012). « Professional applied kinesiology: Distinctions in its definition and interpretation. » Journal of Bodywork and Movement Therapies, 16(4): 464487.
  2. Mattes RD. Physiologic responses to sensory stimulation by food: nutritional implications. J Am Diet Assoc 1997;97: 406-13.
  3. Travell JG, Simons DG. Myofascial pain and dysfunction: the trigger point manual. Baltimore: Williams & Wilkins; 1983. p. 103-64.
  4. Cuthbert S. professional applied kinesiology Essentials: The Missing Link in Health Care. Pueblo, CO: The Gangasas Press; 2013.
  5. Guyton AC. Textbook of medical physiology. Philadelphia: WB Saunders; 1991. p. 583.
  6. Chambers ES, Bridge MW, Jones DA. Carbohydrate sensing in the human mouth: effects on exercise performance and brain activity. J Physiol. 2009;587:1779–1794
  7. Pert CB. The wisdom of the receptors, neuropeptides, the emotions, and bodymind. Adv Mind Body Med. 2002 Fall;18(1):30–35.
  8. Fiet J, Harmano M, Witte J, et al. Post-menopausal
  9. concentrations of plasma oestradiol, estrone, FSH, and LH and of total urinary oestrone after a single sublingual dose of estradiol 17-β. Acta Endocrinol. 1982;101(1):93–97.
  10. Yamamoto T, Kato T, Matsuo R, Arate N, Azuma S, Kawamura Y. Gustatory reaction time under variable stimulus parameters in human adults. Physiol Behav. 1982;29(1):79–84.
  11. Rybeck D, Swenson R. The effect of oral administration of refined sugar on muscle strength. J Manipul Physiol Ther. 1980;3:155–161.
  12. Cuthbert S, Rosner A. professional applied kinesiology methods for a 10-year-old child with headaches, neck pain, asthma, and reading disabilities. Journal of chiropractic medicine. 2010;9(3):138-45.